Mugello : Crosset-Gressens (Amusement Park) s’imposent au sprint !

5 secondes entre les vainqueurs et leurs dauphins après 6 heures de course : cet écart donne une idée de l’intensité des débats sur le circuit de Mugello où le classement a sans cesse évolué, les futurs vainqueurs ne prenant la tête qu’à trois tours de l’arrivée. Philippe Crosset a découvert les joies de la victoire en compagnie d’Eric Gressens, grand fan de la VW Fun Cup devant l’éternel qui a retrouvé avec le plaisir qu’on devine la plus haute marche du podium.
Trente-cinq équipages sont au rendez-vous pour ce Mugello Contest et dès les essais, les teams locaux affichent leurs ambitions, le meilleur chrono revenant à la voiture de Nova Race Presidenziale au volant de laquelle Luca Magnoni et Andrea Portatadino sont épaulés par… le Belge Pierre Piron. On pointe ensuite l’équipe McDonald’s emmenée par Fred Vervisch et le tandem Crosset-Gressens (Amusement Park). Tradition VW Fun Cup oblige, cette hiérarchie est chamboulée lors du tirage au sort qui accorde la pole position à Milla-Milli-Ragozzino-Emiliani-Sanseverino (Costa Ovest) devant Lemoine-Ferté-Renaudat (Groupe Lemoine) et Servais-Radet-Baudart (E-Race).
Dès le départ, les polemen adoptent un tempo élevé… que les deux sprinters de service, Alain ferté (Groupe Lemoine) et Fred Vervisch (McDonald’s Racing) suivent sans trop de difficultés. Après une demi-heure de ronde, le pilote français s’installe d’ailleurs en tête devant son rival belge et les deux hommes restent dans cet ordre jusqu’à leur retour – simultané – au stand pour le premier arrêt. On note alors la remontée de plusieurs formations parties sagement mais occupées à grimper régulièrement dans la hiérarchie : Cognon-Bollen-Jussy (666 Racing Team), Chimentin-Cecchellero-Stefanelli (Mihc Sport), Catalano-Cocconi-Pedon-Pedon (Cats), Crosset-Gressens (Amusement Park), Fontaine-Weisshaupt-Quédé (Exodus-AC Motorsport) et Simul-Systermans (Colson Racing) les champions en titre et leaders du championnat, adeptes depuis toujours de cette stratégie…
Homogène et profitant de sa connaissance des lieux, l’équipe Mihc Sport prend la direction des opérations et distance peu à peu un peloton emmené par Cognon-Bollen-Jussy (666 Racing Team). Ceux-ci se rapprochent à une vingtaine de secondes des leaders mais ne parvenant pas à faire la jonction, ils misent sur la seconde moitié de la course et s’efforcent surtout de résister au rush final de Catalano-Cocconi-Pedon-Pedon (Cats). La 4e place reste l’apanage de Fontaine-Weusshaupt-Quédé (Exodus-AC Motorsport) devant Simul-Systermans (Colson Racing) et Crosset-Gressens (Amusement Park). Neuf équipages terminent dans le même tour que les leaders, se retrouvant sur pied d’égalité avant la seconde « mi-temps ».

Final à suspense
On prend les mêmes et on recommence : ce Mugello Contest dure en effet 6 heures réparties en deux runs identiques. Les concurrents ayant effectué le même nombre de tours durant les trois premières heures repartent donc à égalité pour la deuxième confrontation.
A peine le feu est-il passé au vert que les ténors reprennent leur explication. Comme ils tournent dans des chronos très proches – 2’24-25’’ – aucun d’entre eux ne parvient à faire le break et le classement évolue sans cesse, au gré des pitstops… et des stop and go infligés pour vitesse excessive dans la pitlane (la plupart des ténors seront sanctionnés !). Longtemps les équipages italiens pensent triompher grâce aux teams Mihc et Cats, mais la concurrence ne baisse pas les bras, au contraire : Lemoine-Ferté-Renaudat (Groupe Lemoine), Simul-Systermans (Colson Racing), Cognon-Bollen-Jussy (666 Racing Team) et Crosset-Gressens (Amusement Park) sonnent la charge et maintiennent la pression sur les meneurs.
Les derniers nommés se montrent particulièrement entreprenants en fin de parcours puisqu’à 15 minutes du drapeau à damier, la VW Fun Cup n°18 pilotée alors par Eric Gressens occupe le 2e rang à portée de fusil de la 175 au volant de laquelle à Stefano Stefanelli est chargé de l’ultime relais. Déchaîné, le « pharmacien fou » revient inexorablement sur le meneur : au panneau 10 minutes, l’écart n’est plus que de 5.1 secondes, il descend à 4.2 secondes au tour suivant puis à 2.2 secondes. Il reste 3 boucles quand le pilote belge trouve l’ouverture et s’empare du commandement pour filer vers une victoire qui ravit l’ensemble de la famille VW Fun Cup : Eric constitue l’un des piliers der la discipline tandis que Philippe – qui s’impose pour la première fois – y a rapidement gagné ses lettres de noblesse.
Luigi Chimentin et ses équipiers sauvent l’honneur transalpin en décrochant la 2e place devant Cognon-Bollen-Jussy, les sociétaires du 666 Racing Team qui confirment leurs récentes performances. On pointe ensuite le clan Pedon (Cats) venu in extremis à bout de Simul-Systermans (Colson Racing), puis Fontaine-Weisshaupt-Quédé (Exodus-AC Motorsport) aux avant-postes durant toute la course, Richard-Viron-Huon (Delahaye Racing), Lemoine-Ferté-Renaudat (Groupe Lemoine), Van Oppens-Pinckers-Vervisch (McDonalnd’s Racing) et Lecluse-Boucha-Detiège (Ball Events), brillants lauréats en catégorie essence où ils n’ont laissé personne les menacer. Le dernier mot parmi les équipages biplaces revient à Draux-Delhaye-Denis (Of Course), déjà leaders au terme de la première moitié de course.
Classement : 1. Crosset-Gressens (Amusement Park), 151 tours ; 2. Chimentin-Cecchellero-Stefanelli (Mihc Sport) à 05’’936 ; 3. Cognon-Bollen-Jussy (666 Racing Team) à 21’’315 ; 4. Catalano-Cocconi-Pedon-Pedon (Cats) à 48’’702 ; 5. Simul-Systermans (Colson Racing) à 48’’782 ; 6. Fontaine-Weisshaupt-Quédé (Exodus-AC Motorsport) à 1’00’’811 ; 7. Richard-Huon-Viron (Delahaye Racing) à 1 tour ; 8. Lemoine-Ferté-Renaudat (Groupe Lemoine) ; 9. Van Oppens-Pinckers-Vervisch ; 10. Lecluse-Boucha-Detiège (Ball Events) à 3 tours, 1ers en essence… 19. Draux-Delhaye-Denis (Of Course) à 9 tours, 1ers en biplaces ; etc.
 

Article source: http://www.vwfuncup.be/fr/actualites/1368,mugello-crosset-gressens-amusement-park-s-imposent-au-sprint-.html